La crise sanitaire comme moment décisif contestataire ? Analyse du discours des regroupements de désobéissance civile lors de la COVID-19

Le 11 mars 2020, l'OMS a déclaré la Covid-19 comme une pandémie mondiale, impactant tous les secteurs de la société. La pandémie a entraîné des comportements sociaux négatifs et des relations tendues, incluant stigmatisation et discrimination. La couverture médiatique politisée a polarisé les o...

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Authors: Tihon, Julie (Author) ; Glowacz, Fabienne (Author)
Format: Electronic Article
Language:French
Published: 2024
In: Criminologie
Year: 2024, Volume: 57, Issue: 2, Pages: 321-349
Online Access: Volltext (kostenfrei)
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Check availability: HBZ Gateway
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Description
Summary:Le 11 mars 2020, l'OMS a déclaré la Covid-19 comme une pandémie mondiale, impactant tous les secteurs de la société. La pandémie a entraîné des comportements sociaux négatifs et des relations tendues, incluant stigmatisation et discrimination. La couverture médiatique politisée a polarisé les opinions publiques, entraînant une division de la population. En Europe, des discours antigouvernementaux ont été alimentés par des mouvements extrémistes. En Belgique, la crise a exacerbé la polarisation et la diffusion de théories du complot, augmentant le risque de radicalisation. Cette étude vise à identifier les profils de leaders et membres actifs contestant les mesures Covid-19, examiner leur discours idéologique, et comprendre les dynamiques de polarisation et radicalisation. Les résultats montrent une méfiance généralisée envers les institutions, une adhésion aux théories du complot, et un positionnement anti-establishment. Bien que ces groupes ne soient pas intrinsèquement radicaux ou extrémistes, le sentiment d'injustice ressenti par les membres nécessite une attention particulière pour prévenir une possible évolution vers la violence. Les implications pratiques suggèrent l'élaboration d'outils pour réduire le risque de radicalisation et suivre l'évolution de ces regroupements. Mots-clés : COVID-19, activisme, polarisation, crise
On March 11, 2020, the WHO declared COVID-19 a global pandemic, which impacted all sectors of society. The pandemic also led to unfavorable social attitudes as well as strained relations that included stigmatization and discrimination. Politicized media coverage also polarized public opinion, leading to divisions within the population. In Europe, anti-government rhetoric was fuelled by extremist movements, while in Belgium, the crisis exacerbated polarization and the dissemination of conspiracy theories, thus increasing the risk of radicalization. This study aims to identify the profiles of leaders and active members contesting COVID-19 measures, in addition to examining their ideological discourse, to gain an understanding of the dynamics of polarization and radicalization. The results demonstrate a generalized distrust of institutions, an adherence to conspiracy theories and an anti-establishment stance. Despite these groups not intrinsically being radical or extremist, the sense of injustice felt by members calls for special attention to prevent a possible escalation into violence. The practical implications suggest the value of developing tools to reduce the risk of radicalization and monitor the evolution of these groupings. Keywords: COVID-19, activism, polarization, crisis
ISSN:1492-1367
DOI:10.7202/1114794ar